Instadrone, l’entreprise innovante prend son envol à l’international

Dotée d’une flotte de 90 drones, l’entreprise se développe à grande vitesse en France et au-delà. Attachée à préserver l’esprit familial et convivial qui la caractérise, elle n’oublie pas de viser toujours plus loin. Cédric Botella, fondateur et dirigeant, nous reçoit dans ses bureaux techniques de l’Espace 99 à Servian.

Dans le cadre de l’extension du réseau Instadrone, vous recevez de nouveaux pilotes en formation ?

“On reçoit toute la semaine des opérateurs qui viennent de Pologne, de Belgique, d’Italie, de Strasbourg, de Paris… Des secteurs où l’on avait déjà des pilotes avec le besoin d’un renfort, ou d’autres nouveaux comme la Pologne ou l’Italie et il faut les former à nos prestations, même s’ils sont déjà télépilotes. L’intérêt d’Instadrone, c’est d’avoir une norme commune, une marque unique, avec une gamme de produits identiques. Ils doivent comprendre nos méthodes, notre besoin et celui de nos clients.”

Vous êtes en plein développement. Xavier Niel a pris part à votre capital…

“Le groupe Iliad est rentré dans notre capital à hauteur de 30 % ; c’est une très bonne nouvelle pour une société comme la nôtre. Nous sommes prestataire de services par drone, et c’est la première fois qu’un grand groupe est séduit par la prestation, non pas par le hardware. Finalement, ils ont compris que la prestation rendait énormément de services dans l’industrie et le tertiaire et qu’il y avait un réel intérêt à investir dans ce type de société.

Pour un petit groupe comme nous, un grand groupe structurant et accompagnant comme Free Mobile, avec une philosophie identique à la nôtre, basée sur les valeurs humaines, sur la coopération, sur tout ce qui nous tient à cœur, c’était inespéré.”

Instadrone cedric botella
Cédric Botella – PDG Instadrone
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Bureaux techniques Instadrone – Espace 99 Servian
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Formation des télépilotes
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Formation des télépilotes
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Essais drones en extérieur

Vous êtes implanté à Servian, petit village de l’agglomération de Béziers, un choix familial plutôt qu’une vitrine dans une plus grande commune ?

“Je suis installée avec ma compagne Aurélie Malgouyres. Nous avons 3 enfants qui sont au collège de Servian. On habite à 300 mètres. On est très heureux ici. Je ne vous cache pas que venir au travail tous les matins avec ma trottinette électrique est un vrai bonheur. Nous faisons pas mal de déplacements dans le cadre de nos prestations ; j’avais envie de m’éviter ça tous les jours. Éviter quelques bouchons et prendre l’air avant d’aller au travail, c’est toujours agréable.

J’aimerais bien montrer que le bassin biterrois est aussi vecteur de nouveauté et de créations d’emplois. Nous étions trois il y a un an ; désormais, nous sommes déjà douze au siège.

Nous sommes passés par Pôle emploi de la Courondelle parce qu’on fait confiance à ces structures pour nous aider à recruter. En tant que petite structure, nous n’avons pas de cabinet de RH ; je me fais donc accompagner par les institutions locales – la CCI, Leader Occitanie – qui m’ont intégré dans leur accélérateur de croissance. Je retourne un peu sur les bancs de la fac pendant dix-huit mois ; il était temps à 43 ans !

J’ai été gendarme pendant vingt ans. Je fais mon métier avec cœur et passion, ça a permis de nous porter jusqu’à présent, mais il ne faut pas oublier que c’est de la gestion d’entreprise, du management, des RH… Même si on le fait avec cœur, il faut apprendre la base.”

Vous rachetez le local à côté du vôtre ?

“Ici, on va développer le bureau d’études télécom, et la seconde partie sera ouverte et communicante en open space, pour conserver la fluidité des échanges. Elle sera dédiée à la topographie, avec un géomètre à partir du mois de mars, l’inspection technique, l’agriculture, toutes ces nouvelles prestations qui sont en train d’éclore et de se mettre en place.”

Comment voyez-vous l’avenir du drone ?

“Dans le cadre du développement de nos prestations, il faut être attentifs à la réglementation ; c’est elle qui donne le diapason. Il faut ressentir le besoin et les nouveautés, c’est ce que l’on essaie de faire pour toujours être en avance, en achetant le meilleur matériel. Il faut se rendre à l’évidence : le drone sera autonome tôt ou tard ; l’opérateur ne sera plus derrière sa radiocommande. Nous serons là pour accompagner nos clients. Anticipant cette mutation, nous nous attacherons à devenir des superviseurs ou des contrôleurs plutôt que des opérateurs. Ce sera la transformation nécessaire.”

Quels sont vos objectifs à court terme ?

“Jusqu’à présent, Instadrone était un réseau national. Cela s’est fait naturellement par la demande de nos clients et par le fait que des copains de confiance ont bien voulu m’accompagner dans cette affaire. Maintenant, on vit vraiment une belle aventure humaine avec 27 agences en France et 6 à l’étranger. On va continuer à aller à l’étranger grâce notamment à notre mentor, Free Mobile : Djibouti très prochainement ; la Tunisie, c’est en train de se faire.

On a pu acquérir en France une belle expérience. Depuis ces huit dernières années, on a un savoir-faire, la French Tech est reconnue à l’étranger. Il n’y a aucune raison de ne pas dupliquer notre modèle en accompagnant les acteurs, et l’Afrique est un formidable développement.”

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