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Faits divers / Insolite

La nature, l'environnement et l'homme
Avec la Contribution de Monsieur Henry Gleizes
Président de la commission Inondations

  La biosphère est notre Habitat. Pour  se faire une idée des volumes mis en jeu par rapport à notre planète, il suffit de réduire cet univers. Si on  divise le diamètre de la Terre et de son atmosphère qui l’enveloppe, par un million, nous aurons une sphère de 13m de diamètre enveloppée par une  […]

  La biosphère est notre Habitat. Pour  se faire une idée des volumes mis en jeu par rapport à notre planète, il suffit de réduire cet univers. Si on  divise le diamètre de la Terre et de son atmosphère qui l’enveloppe, par un million, nous aurons une sphère de 13m de diamètre enveloppée par une  couche de 11 mm en moyenne (la biosphère) où  les éléments réactif  à la vie auront leur cycle. L’Homme a une connaissance parfaite de ces cycles auxquels participent les différents éléments composant cette biosphère. (eau donc hydrogène et oxygène,   carbone, ozone …etc….etc),  et a un degré moindre  les réactions et échanges physiques, chimiques ou autres  entre ces éléments. Dans notre biosphère, de mieux en mieux comprise,  la certitude  est qu’on ne peut rien bouger  sans bouger autre chose.

 Le cycle de l’eau, dont nous allons parler, en est  physiquement la preuve :
 C’est  en voyant tomber l’eau du ciel et en recherchant pour ses besoins  la proximité de cet élément, que nos ancêtres  ont naturellement pensé (  environnement ) bien avant nous.
Sans eau, point de vie : L’eau ne cesse d’apparaître comme un des enjeux majeurs de notre civilisation, malheureusement, ceux qui ont à s’occuper de cette ressource vitale,  ont tendance à  la considérer  comme un don du ciel. Cet élément liquide en effet constitue les deux tiers du poids de notre corps. Même les plantes les plus sèches sont constituées,  d’une moitié d’eau.
Le cycle de l’eau dans notre biosphère, gère les phénomènes de l’évaporation, de la condensation,  des précipitations, et de leur retour à la mer, il répartit à la surface de la terre ce bien généreux,   en oubliant les déserts, ce qui prouve que « sans eau pas de vie ».

Depuis toujours à la recherche de la vérité  sur son environnement l’Homme a vite compris que c’est par le ciel que l’eau retourne à la mer et que, avec l’aide des fleuves  et de tous les ruissellements possibles (en surface et sous terrains), sont alimentés, nappes phréatiques, lacs et étangs.
En relation avec cela, il  était dit dans le temps, que la traversée  d’une  ville  par un fleuve a toujours créé  la vie dans cette ville. D’où l’importance  que les hommes ont toujours donnée  à l’eau. En est-il toujours pareil aujourd’hui? :
Notre association AGATHE  (défense de l’environnement),  à conscience que l’Universalité de l’eau doit être prise en compte dans son propre rythme de fonctionnement.     
  L’Homme a su par ailleurs  créer des  outils modernes qui lui  permettent de détecter et d’avoir un suivi global des quantités d’eau  voyageant dans les nuages, et  avec assez de précision, il connaît la région intéressée par ces précipitations. Il peut ainsi prévoir des actions  de secours   dans le cas d’inondations des zones urbanisées.
 Mais il ne doit pas contrarier, même  petitement,  l’écoulement  des eaux de pluie vers son exutoire. Car la  somme de toutes ces petites exactions constituent l’inondation.  
Premier impératif, l’Homme responsable de la cité, ne peut tout se permettre et surtout  ignorer les lois les plus élémentaires de l’écoulement de cette eau.  
Ces lois auxquelles obéit  l’écoulement de l’eau de pluie, sont bien sûr des lois physiques qui dans la recherche, disons plus avancée, peuvent appeler à des formules plus compliquées. Mais se sont également des lois simples et de bon sens.  (lois que nos instituteurs apprennent à nos écoliers  dés l’age de 12 ans).

Le problème de l’évacuation de l’eau de crue dans notre basse plaine, n’est pas  nouveau, et peu de décideurs ne se sont  occupés, jusque là, non seulement des travaux possibles, mais encore moins des travaux à  venir, pourtant on sait que l’urbanisation augmente le risque d’inondation.  
Un inventaire serait inadapté pour  faire avancer le problème, car voila bien longtemps que nous signalons  épisodiquement,  que tel  ouvrage, tel nettoiement indispensable, ou travaux  permettant un meilleur écoulement de l’eau du ciel, irait dans le bon sens.
La réponse des décideurs, que nous essayons d’intéresser, est toujours la même :
Soit ils ne répondent pas.
Soit  ils répondent à côté  du sujet : on répond « prévention »  et surtout pas   « risque d’inondation » sachant bien que si l’on ne constate pas correctement le risque, la prévention peut n’avoir aucune valeur. A nous de juger !
 Ce serait vraiment insensé de commencer l’aménagement de cette  zone des Verdisses sans s’occuper en premier lieu de la transparence aux inondations. 

Les quelques lignes qui suivent donnent une simple idée du volume  de travaux  nécessaires. 
  —  Lors d’inondations, il arrive plus d’eau en amont d’Agde, que ce que l’exutoire du fleuve    peut évacuer. Constat de personnes scientifiques lors de conférences. DDE
 
—  Le fleuve et les ruisseaux de la zone d’expansion des Verdisses, l’exiguïté des ouvrages de franchissement, l’absence d’exutoire naturel de l’Ardaillon à la mer , le franchissement du Canal du Midi. L’apport supplémentaire d’eau venant de l’Ouest.
 (Tous ces apports d’eau extérieurs au bassin, viennent  aggraver la situation aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif). Etude d’impact du BCEOM 1988.

— Le nettoyage du fleuve :
Depuis les années 1840, les dragages systématiques d’entretien du fleuve ont été supprimés.  (livre d’histoire du cdt Vidal qui signale également  que la largeur du fleuve dans la traversée de la ville fut réduite). Pas  un brin de toilettage du fleuve n’a été effectué. Par endroits les rives se sont avancées de plus de 20 m dans le fleuve. Or le volume du lit mineur d’un fleuve est un volume d’expansion, qui retarde et quelque fois supprime l’inondation si elle est modérée.
Egalement l’installation de la criée jusqu’à 35 m dans le lit mineur du fleuve alors qu’il y avait  d’autres solutions, est une aberration. En effet le POS prévoyait l’installation de cette criée en dehors du lit du fleuve, et le bureau d’étude a bien spécifié que, en cas d’inondation la dalle de la criée serait recouverte. (voir plus haut la leçon aux écoliers de 12 ans)

Pour le Bureau

Le Président
Jacques TREILLE

Association agréée pour l’Urbanisme et l’Environnement. Elle  défend aussi le Patrimoine communal et  la Qualité de la Vie (Bruit, Sécurité, Hygiène et Propreté, Circulation  Stationnement)  
L’Association peut, en outre, apporter une aide à ses adhérents sous forme de conseils ou d’assistance.
Adresse postale : B.P.30010 – 34 301 AGDE Cedex
Notre Site Internet www.agde-agathe1901.com   Adresse Courriel : assosagathe@orange.fr
Permanences tous les samedis matin de 10 h30 à 12 heures à son siège social  2 rue de la Poissonnerie, centre historique de la cité à AGDE ville la cité à AGDE VILLE

  
  

 

 
 

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