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MONTAGNAC - Concert A SQUADRA DE GÊNES ce Dimanche 30 Juillet 2017à 21h

Juste pour le plaisir, venez écouter des voix magiques au cœur de la nef de notre église. Le temps d’un concert, laissez-vous vous emporter par un art vocal des plus envoûtants. Ne manquez pas Dimanche 30 juillet à 21h à l’église Saint-André le concert de : LA SQUADRA DE GÊNES La Squadra de Gènes Un art savant issu du […]

Juste pour le plaisir, venez écouter des voix magiques au cœur de la nef de notre église.

Le temps d’un concert, laissez-vous vous emporter par un art vocal des plus envoûtants.

Ne manquez pas Dimanche 30 juillet à 21h à l’église Saint-André le concert de :

LA SQUADRA DE GÊNES


La Squadra de Gènes

Un art savant issu du monde populaire

Cela fait maintenant plus de vingt ans que la France découvrait cet art vocal totalement inouï interprété par une dizaine d’hommes aux bonnes têtes, une équipe qui ressemblait plus à un groupe de joueurs de pétanque, décontractés et enjoués.

Ils venaient du port de Gènes ou des alentours, ils avaient tous travaillé dans le port  et perpétraient ainsi une tradition très ancienne vivante encore dans leur région.

Chantés dans les osterias  ou bars à vin, autrefois à la sortie du travail, ces chants polyphoniques à cinq voix  sont issus de deux répertoires, le trallallero très ancien, transmis de façon orale et la chanson génoise où se sont essayés dans les années 20 du siècle dernier des compositeurs génois.

Si le contenu des trallalleri reste très simple, une sorte de prétexte pour pousser la chansonnette et bien loin de la mer – synonyme de travail et de fatigue-, par contre les chansons sont des éloges à la mer, à la cité de Gènes et à ses quartiers typiques.

Depuis 1987, la Squadra ravit non seulement le public français mais aussi  le public européen.

Ce sont des concerts dans tout l’hexagone et en Corse où de nombreux festivals les ont accueillis :

Tombées de la Nuit à Rennes, Festival d’été de Nantes, Printemps de Bourges (où ils ont été très remarqués par les chaînes de télévision 2 et 3), le Passage du Nord Ouest et l’Espace Hérault  à Paris, Total Vocal à Malakoff, Festival Voucalia à Nice, Les voix de la Méditerranée à Oullins, Festival de Bonifacio, Fête de la Musique à Béziers, Paris Quartier d’été, Fiesta des Suds Marseille, Festival de Martigues, Rencontres polyphoniques de Calvi, Festival Settembrinu (Corse), Fête de l’Humanité, Festival international de Radio France à Montpellier, les Voix de la Méditerranée à Lodève, festival de Bédarieux, les Choralies à Brive, la Fiesta des Suds à Marseille, les Temps Chauds à Châtillon sur Chalaronne, Estivales, Printemps des Arts de Monaco, les Suds à Arles, Rencontres Méditérranéennes dans l’Hérault, l’abbaye de Sylvanes, Festival de Saint Denis, Voix d’été en Creuse, Les Musicales de Calenzana (Corse) les Musicales de Bastia… les grands concerts de Radio France, Eclats de Voix à Auch , Brest 92 et 96, Douarnenez , Paimpol, Abbayes du Relec ,Fontevraud, Estivales de Montpellier, Insolences NocturnesàUzes,Rencontres méditerranéennes à Sète, Escale à Sète,..mais aussi Stimmenfestival Lörrach, Rudolstadt, Berlin, Lubljana … Belgique  Bruxelles et tant d’autres villes wallones…  Festival XIRU (pays Basque) ; laureats du concours de polyphonies de Laas (Pyrénées Atlantiques), festival Voix Hautes à Bagnère de Bigorre, Festival de polyphonie de la haute vallée de l’Aude, Les Troubadours chantent l’Art Roman, Festival des Musiques du Monde à Aubervilliers…et dans de nombreux théâtres de la région parisienne : Malakoff, Fontenay sous Bois, Bagneux etc….

Les médias et surtout la presse écrite nationale et en région se sont  beaucoup intéressés à la Squadra de Gênes, témoins les nombreux articles du Monde, Libération, le Figaro, Télérama…

M6 et FR3 Méditerranée ont réalisé une série de reportages à Gênes qu’ils ont diffusés sur leurs chaînes comme une sorte de feuilleton à épisodes.

Le Magazine de France 3  Faut pas rêver les a filmés dans leur port d’attache, ils ont participé au Cercle de Minuit avec Michel Field et plus récemment le magazine allemand  Der Spiegel leur a consacré plusieurs pages.

La Squadra d’aujourd’hui a évolué, les plus anciens sont partis mais la relève est assurée, la moyenne d’âge a sensiblement baissé, le répertoire s’est encore enrichi, , ils chantent mieux que jamais !

Et c’est toujours le même esprit !

La Squadra

Soyez les bienvenus à la « cantina de Piero. Mais oui, celui –là même des Collines del Sol où le raisin est si lourd et bombé, doucement chauffé par le soleil, que le vin n’y a pas son pareil. Nous comptons ici tant de gosiers  à sec que l’on arrive tout juste à faire durer la récolte d’un an. Tous ces gaillards que vous allez voir – quand ils sont de retour d’une journée harassante à conduire leurs engins, charger ou décharger le contenu des cargos sur le port- font largement honneur à ce nectar en entonnant la sérénade. Ici à Gênes, comme il est naturel dans cette belle Italie du Nord c’est toujours en chanson que l’on partage le pain, le vin, la charcuterie et le fromage. Mais ce qui est unique ce sont les voix de ces chanteurs qui font sonner leur parler génois pour leur plus grand plaisir et pour le vôtre. Installez-vous à notre table  et savourez nos tralalas de nos trallalleri.

Chant de la Ligurie

Le trallallero autrefois également dénommé bel canto popolare est une forme a cappella propre au grand port de Gênes et son arrière pays. Si l’on en trouve peu de traces avant le milieu du XIX ° siècle, tradition orale oblige, cette manière de chanter semble profondément ancrée  dans le patrimoine musical de la Ligurie. Elle trouve ses origines au détour des collines sur la côte, dans l’évocation d’événements de la vie rurale. Portés par les paysans en quête de travail, ces chants se sont frayé un chemin jusqu’à la ville, abandonnant leurs références rurales  pour celles du seul divertissement. Au gré de l’urbanisation, de l’industrialisation, ils sont devenus l’apanage des ouvriers de la sidérurgie et des travailleurs du port de Gênes. Une affaire d’hommes en somme, de dynamique d’équipe, avec ses rôles, sa hiérarchie.

Un ensemble de chanteurs prend ainsi le nom de squadra : équipe. Généralement liée à une association, la Squadra possède son maestro ou capo, sorte de chef de chœur, mais aussi son président et son secrétaire. Dès le début du XX°siècle, les squadra rivalisent de vocalises  lors des concours, qui deviennent très populaires dans les années 1920- 1930, où dénombre plus d’une centaine d’ensembles appartenant à diverses corporations de métiers.

Aujourd’hui magnifiquement représentée par la Squadra, cette tradition vivante suscite l’engouement des publics français et francophones  grâce à la ténacité de son tourneur montpelliérain  et à la maison de disques parisienne, Buda Musique qui a bien joué le jeu. La Squadra devient ainsi le plus célèbre ambassadeur du trallallero.

Franck Tenaille

Un orchestre de voix

Apparenté à cet art vocal dont le bassin méditerranéen propose une palette  abondante et diverse, le trallallero qui ne s’accompagne d’aucun instrument, fonctionne sur une polyphonie à cinq voix : contralto, ténor, baryton, voix de guitare et basses. Ce qui le distingue essentiellement des autres traditions des chants a capella, c’est l’addition de cette voix imitant la guitare mais qui en fait scande le rythme et l’utilisation du contralto ( falsetto) fameuse voix aux trilles enjôleuses, féminines parfois jusqu’à l’outrance dans cet univers masculin. Le terme de primu et

secundu utilisés pour désigner respectivement pour désigner le tenor et le contralto, montrent bien le rôle primordial de ces deux voix dans la dynamique des chansons. Ce sont celles qui non cent les paroles des couplets et qui improvisent en onomatopées dans  les parties des trallalleri proprement dites.

   Pendant ce temps les voix de basses bassi cantabili produisent la base des harmonies et bassi profondi le bourdon, le baryton controbasso inscrivant son discours dans un jeu permanent, rythmique et mélodique avec les deux premières voix. Quant au chanteur à la voix de guitare chitarra, il met en œuvre le jeu de la langue, des lèvres et de la main contre la bouche afin de parvenir à l’effet recherché d’une guitare d’accompagnement.

d’après François Bensignor

La Squadra

«  Debout autour de la table du restaurant après le repas, ou bien sur le quai de la gare en attendant le train, il chantent. C’est de la beauté de pleine rue comme on dit de pleine nature. Du chant authentique comme il palpite encore dans la gorge de quelques peuples. Un art de l’ornementation proche de celui des fleurs des champs et des oiseaux du ciel. Cet art s’appelle «Trallallero ». Il a été inventé dans les bars de Gênes par les marins et les dockers venus des vallées ligures.

 La Squadra est un des derniers héritiers de cette tradition magnifique »

…Michel Doumenc

Tradition

Italie : La Squadra (trallallero)

Le trallallero c’est la spécialité de Gènes et souvent de ses dockers : des chansons où les voix sont aussi tous les instruments. Cet étonnant orchestre vocal  avec ici un superbe  haute-contre, né et pratiqué dans les bistrots en remontrerait aux pros du chant choral.

Alain Swietlik : Télérama

La Squadra

Ils sont neuf hommes qui entremêlent leurs voix dans les méandres d’un art polyphonique enraciné dans la Gènes cosmopolite de la fin du XIX° siècle, entre traditions paysannes, effervescence portuaire et culture ouvrière. Chants gourmands, spontanés et enthousiastes, qui vont comme un gant aux tavernes et au bon vin…

Le Monde : Arts et Spectacles / Véronique Mortaigne

Le chant trallalleri génois (terminologie dérivée de l’onomatopée tra-la-la) s’enracine dans le grand port italien au début du siècle lorsque l’exode rural pousse les paysans vers la mer. Alors que plus de cent groupes étaient dénombrés dans les années vingt, ce genre plébéien et somptueux tombe aujourd’hui en désuétude et c’est dès lors un événement que ce disque ait été réalisé car il est souhaitable qu’une relève voie le jour ( la presse italienne ne vient-elle pas de donner grand écho aux succès de la Squadra dans les festivals de l’Hexagone ?)

La formation de Franco Tanda s’ordonne autour de neuf interprètes : un ténor (u primmu dans la langue génoise) un falsetto ( u contretu ), une guitare (imitation de l’instrument avec voix nasale émise en posant la paume de la main renversée près des lèvres), un baryton (u cuntrebassu) et cinq voix de basse. Ces neuf chanteurs à l’exception de Claudio Valente, étourdissante voix de haute-contre qui n’a pas quarante ans) oscille autour de la soixantaine ont tous été ou sont ouvriers du port (dockers pour la plupart). Tous se sont formés sur le tas, la plupart au sein des familles où l’on chantait d’abondance. Leur répertoire emprunte au fonds trallalleri qui recense une soixantaine de pièces de tradition orale pour la quasi-totalité anonymes : des chansons dont les quatrains dessinent de petites scènes quotidiennes, pratiquent la métaphore amoureuse, invitent à la satire. Le propos léger et naïf du chant qui se pratique autour d’une table, le vin étant la sixième voix, y sert de prétexte à l’ivresse d’un chant confondant de justesse, de synchronie et d’authenticité.

Franck Tenaille Le Monde de la Musique  (en 1992)

La Squadra Compagnia del Trallallero

Dix hommes marchent sur les quais du Port de Gènes. Un ténor (u primu), un baryton, cinq basses, un haute-contre, un chef et une voix nasale dans le rôle de la guitare. Les voici dans une taverne, la bouche en rond, la main tendue, le regard fixé loin devant. Ils sont les derniers gardiens du trallallero (de tra-la-la) où chants polyphoniques nés dans le port de Gènes au début du siècle, lorsque ouvriers et dockers venus des villages alentour ou de Lombardie ou de Sardaigne retrouvaient les marins voyageurs à l’heure du repos.

Entrelacs de voix d’hommes, voix basses de forts de docks, de prolétaires de la métallurgie, les chants de la Squadra s’enracinent dans les traditions génoises, les gestes de travail des marins, les défilés ouvriers. Claudio Valente, le haute-contre donne une dimension théâtrale, une surprenante trace de féminité aux dix huit courtes pièces présentées dans ce très bel album. La Squadra se réunit aujourd’hui au siège de la Société mutuelle de secours des ouvriers et paysans de San-Frutuoso, pour dresser dans le respect du répertoire, en moins de deux minutes, la satire d’un personnage public ou y donner l’avant-goût aiguisé du bon boire ou du bien manger avec une justesse et une virtuosité délicieuse.

Véronique Mortaigne : Le Monde

Article paru lors de la sortie du premier album de la Squadra

La quintessence d’un art polyvocal

Entourée au nord par des hautes collines, Gènes avec ses dégradés de maisons qui se chevauchent, compose un bruyant amphithéâtre autour de son port. Quarante cinq kilomètres carrés et vingt kilomètres de quais, c’est lui qui fonda la puissance génoise. A cet égard, le mouvement ouvrier italien y ancrera ses organisations politiques et syndicales les plus actives. La trajectoire des groupes de trallalleri (terminologie dérivée de l’onomatopée trallalla) épouse l’histoire moderne de ce port. C’est au début du siècle, quand l’urbanisation aimante les paysans vers les usines des grandes villes que cette tradition prend naissance. Le chant collectif rural subit une mutation sociologique. Les hommes qui vont le pratiquer sont solides, puissants, employés au déchargement des bateaux ou dans la métallurgie des chantiers navals, ce qui explique aujourd’hui encore une riche lignée de voix de basse ou de baryton.

Et c’est dans les tavernes où après le travail les hommes se retrouvent que la geste trallalleri s’épanouit. Au point que dans les années vingt, Gènes comptera plus de cent formations, chaque quartier se référant à sa Squadra comme on le fait aujourd’hui d’une équipe de football. De famille en famille, un style vocal fonde son classicisme. Ce dont la Squadra rend parfaitement compte dans son fonctionnement type. Soit dix exécutants, le capo (leader) le primu (ténor), le contrebassu (baryton),

La guitare (imitation de l’instrument avec voix nasale émise en posant la paume de la main renversée près des lèvres) le haute-contre et les cinq basses.

Le capo lançant le chant dans le ton juste, la guitare ayant une fonction rythmique et les basses assurent le soutien harmonique du groupe. La recherche de l’équilibre idéal donnant lieu à des exégèses sans fin parmi les défenseurs de cet art plébéien et instinctif qui peut en remontrer sur le plan de la précision à bien des techniques enseignées dans les meilleurs conservatoires…

Rouge : Milan Savane

Les saveurs du Trallallero

Ils sont huit plutôt costauds. Un peu gauches quand ils sont sur la scène de la Brasserie de L’Eden. Calmement, ils se renferment en cercle, dos au public. Et soudain les voix s’élancent : un peu rauques, parfois rauques, parfois coquines mais toujours savoureuses. C’est tout le bruit d’une ville qui s’éveille : une rumeur grandit et bondit.  Ici, elle caquète , là elle gronde  au service des mélodies chaleureuses. Ces huit compères font partie d’une des associations génoises de chant populaire «la Squadra »

Ils se répartissent cinq registres : un ténor qui lance le chant, un baryton qui tient la mélodie, une voix de « guitare » qui la fait vibrer, quatre basses qui la soutiennent et un falsetto enfin, incroyablement virtuose, au timbre volontairement corsé. Le chant est bien plus savant qu’il n’apparaît et répond à un jeu polyphonique élaboré.

La Squadra nous interprète des chansons mais surtout le « trallallero » une musique populaire qui se chante dans les cafés de Gènes ou en famille. On y parle beaucoup d’amour, on a déjà commandé le carozze dès la demande en mariage. On y prie la Madona lors des tempêtes en mer, on y brode aussi autour des thèmes d’une opérette. Et tout cela est à la fois tendre et savoureux mais surtout merveilleusement vrai.

On ne manque pas non plus d’humour. Un trallallero sur le départ des émigrés vers l’Amérique, permet de rappeler que le jean n’est pas né en Californie puisqu’il signifie en fait « bleu de Genova «  SM

Le Soir : Bruxelles 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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