Sète : expérimentations belges au MIAM

Reportage

Fictions Modestes & Réalités Augmentées est la nouvelle exposition proposée au MIAM, jusqu’ au 18 septembre. C’est une nouvelle démarche expérimentale pour le MIAM, dans une perspective de laboratoire de recherches de formes, d’idées et de collaborations inédites et transversales.

Partant de la bande dessinée vers des supports moins attendus, tels que la vidéo, la photographie l’installation, la performance ou encore les arts numériques, l’exposition fait la part belle aux explorations et expérimentations que ne cessent de mener les artistes de La « S » Grand Atelier et leurs invités. Pour la directrice du MIAM, Françoise Adamsbaum, « c’est la première exposition qui suit notre anniversaire des 20 ans du MIAM. Nous avons choisi ce collectif parce que nous connaissions la qualité des œuvres et des collaborations du collectif. Nous trouvons que nous sommes ‘De la même famille’ par une énergie forte qui s’en dégage. Le collectif défend un art engagé, collaboratif et de qualité. On leur a donné carte blanche. »

Le collectif d’artiste La « S » Grand Atelier

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La « S » Grand Atelier défend un art exigeant où artistes porteurs d’un handicap mental et artistes sans déficience cognitive travaillent ensemble. Cette pratique à plusieurs où chacun élabore avec l’autre, produit des œuvres hybrides qui brouillent les frontières séparant habituellement art brut et art contemporain. Ce positionnement de La « S » Grand Atelier à rebours des catégories lui a valu le surnom de “Punk du handicap”. À travers cette manifestation, le MIAM donne pour la première fois en France un éclairage sur la richesse et la diversité des formes produites par La « S » Grand Atelier (peintures, sculptures, vidéo, performances et œuvres numériques) et des nombreuses collaborations qu’elle a initiées.

Le projet selon les 2 commissaires de l’exposition

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De gauche à droite : Anne-Françoise Rouche, Françoise Adamsbaum et Noëlig Le Roux

Anne-Françoise Rouche et Noëlig Le Roux ont débuté ce projet pendant les confinements. Pour Anne-Françoise Rouche, « le projet s’est construit assez naturellement entre nous. L’exposition s’articule autour de ce centre d’art qui est un centre d’art brut et contemporain situé en Ardennes belge, sur le site d’une ancienne caserne militaire. C’était important d’ancrer cette exposition dans cette notion du territoire, notion chère à Hervé Di Rosa. Territoire géographie et territoire humain et sociologique particulier puisque ce centre d’art accueille une quarantaine d’artistes qui ont une déficience mentale, ainsi que des artistes contemporains qui viennent travailler en collaboration avec eux. Il s’agit d’échange de compétences. Un lieu de création d’expérimentation. » Noëlig Le Roux explique « c’est un centre de production à part. Les artistes qui y travaillent y produisent à très long terme. Ils proposent du son, de la vidéo, des performances, tout type de création artistique. L’idée c’est aussi de sortir des catégories : ces artistes travaillent en tant qu’artistes. Il y a un accompagnement et une émulation dans ce centre. »

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