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Staphyt teste les intrants agricoles à Marsillargues

Un business peu connu, mais en pleine expansion et à dimension inter­nationale : Staphyt, qui emploie 30 permanents à Marsillargues, teste des intrants agricoles avant leur mise sur le marché, au sein d’une ferme expérimentale d’une quinzaine d’hectares, plantée de vignes, de pommiers, de pêchers, de céréales… Des cultures exploitées avec un réseau d’agriculteurs partenaires.

Par Hubert VIALATTE

« Nos clients sont des firmes positionnées sur la vente d’intrants aux agriculteurs, qu’il s’agisse de produits conventionnels ou biologiques », précise Olivier Marchioro, DG. Staphyt Regulatory Affairs Division, branche affaires réglementaires de Staphyt, vient d’ouvrir un bureau au Brésil début novembre. Staphyt Brésil propose des services en conseil et stratégie réglementaires, des évaluations des risques et la préparation de dossiers d’homologation, dans les domaines allant de l’agriculture à la chimie. Pourquoi le Brésil, maintenant ? « L’Amérique du Sud est un marché qui se développe beaucoup dans notre secteur, avec un gros besoin en matière d’activités réglementaires, explique Olivier Marchioro. Nos clients européens nous sollicitent pour que nous nous implantions sur d’autres continents. » Staphyt a ainsi déjà posé son drapeau en Australie et en Nouvelle-Zélande, il y a quatre ans.

Le bio, nouveau champ d’investigation pour la R&D

Si le marché du bio n’est pas majoritaire, avec 20 % de parts de marché, c’est celui qui connaît la plus grosse croissance (+ 35 %). Dans ce contexte, Staphyt souhaiterait tisser des liens plus forts avec l’Inra et Agropolis International, à Montpellier. « Les programmes de recherche publics-privés ne sont pas suffisamment développés. Nous innovons, mais nous avons besoin des laboratoires, des chercheurs, pour mener à bien des études, observe Olivier Marchioro. Nous aimerions avoir de jeunes doctorants qui pourraient travailler en partie chez nous pendant leur thèse. C’est d’autant plus important que nous sommes à un tournant de notre marché. On teste de plus en plus de produits bio. Il y a beaucoup de choses à créer au niveau de la R&D pour créer des intrants à base d’extraits naturels. Le soutien de la recherche fondamentale serait décisif ! » Par exemple, des extraits de plantes sont expérimentés pour protéger les cultures contre les insectes et les champignons. De 2015 à 2018, en parte­nariat avec l’Inrae, Staphyt a accueilli un travail de recherche sur la défense naturelle des plantes. Le doctorant, Camille Verly, a depuis intégré Staphyt en tant que responsable chnique.

Marsillargues, siège opérationnel de l’entreprise (le volet administratif est implanté à côté d’Arras), est loin d’être le seul site de Staphyt. Le groupe, dirigé par Arthur et Catherine Boisleux, emploie au total 440 collaborateurs dans le monde (dont 198 en France) et a réalisé un CA de 41,5 millions d’euros en 2019 (+ 7,7 % par rapport à 2018). À Marsillargues, 6 à 7 postes sont à pourvoir, sur des profils spécifiques : agronomes, techniciens d’expérimentation en agronomie, chefs de projet, experts en réglementation… « Nous misons sur le télétravail. Cela nous permet de recruter des talents, pas toujours basés en région, sans devoir leur demander de déménager avec leur famille », glisse-t-il.

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