Avec sa Fondation Ceïba, Socri Reim promeut la nature en ville

Reportage

Ceïba : cet arbre équatorien, sacré dans la culture maya, symbolisant la connexion de l’humain avec la nature, est le nom de la Fondation lancée le 8 septembre à Grasse (06) par Socri Reim, l’opérateur spécialisé en immobilier commercial (Polygone Montpellier et Béziers dans l’Hérault).

« Nos opérations s’inscrivent dans les cœurs de ville. Nous avons la volonté de concilier nos projets et la nature, comme par exemple nous l’avons fait au Polygone Béziers, avec une végétation à profusion sur plusieurs centaines de mètres, le long d’une reproduction du Canal du Midi », explique Nicolas Chambon.

Le comité d’experts cumule « de belles énergies autour de l’enjeu de la nature en ville ». Il est composé de l’architecte Jean-Paul Viguier, de l’architecte-paysagiste Jean Mus, du paysagiste et urbaniste Alain Marguerit, de Yann Fortunato, président de Fibois Occitanie et de Marie Morel, avocate montpelliéraine, spécialiste de la propriété intellectuelle, qui a étudié l’agronomie.

Casser les codes urbains

Le programme de préservation et de promotion de la nature prévoit un engagement annuel de 150.000 euros minimum. La Fondation sera notamment impliquée dans le conseil auprès des collectivités. À Cagnes-sur-Mer, dans le programme Polygone Riviera, Socri Reim a conservé la rivière qui traversait le site, au lieu de la recouvrir, créant ainsi un parc, en partenariat avec la Ville. À Monaco, sur le site de Fontvieille, un parc de 2 ha va être créé avec Jean Mus et Bruno Ricci. « Il faut casser les codes urbains », insiste Jean Mus. « La nature en ville n’est pas une question accessoire de notre travail. Elle ne se résume pas au végétal, et s’intéresse aussi à l’air, l’eau le feu, la terre, la faune ! », complète Jean-Paul Viguier. « Les aménagements doivent être anticipés dès la conception du site, en termes d’ensoleillement, d’eau, d’exposition… L’intégration de la nature devient une nécessité. Au-delà de l’aspect visuel, le végétal est une réponse au changement climatique dans nos villes méditerranéennes, en créant des îlots de fraîcheur. La Fondation diffusera les bonnes pratiques et ses réflexions, et ouvrira le débat. Son grand avantage résidera dans sa liberté de parole. Nous ne dépendons pas de collectivités ou d’établissements publics, et ne sommes pas une entreprise cotée. Et Ceïba regroupe des personnalités qui tiennent à leur liberté de parole. Nous n’irons pas vers les pensums classiques, comme les forêts urbaines », conclut Nicolas Chambon. Une feuille de route, fixant des priorités, va être prochainement établie.

« La nature en ville amène du bien-être »

« La faune est le parent pauvre des politiques écologiques. Pourtant, les scientifiques nous alertent sur le nombre d’espèces en voie de disparition, comme le hérisson, amené à disparaître d’ici à 2050, ou les oiseaux, dont la population a baissé de 30 % en 30 ans dans les villes. C’est bien de créer des zoos dans lesquels on expose des animaux que l’on a menés à leur perte, mais c’est une vitrine assez triste pour nos enfants. La nature en ville amène un bien-être humain, réduit le stress, améliore la concentration et a des effets positifs sur un grand nombre de pathologies. »

Marie Morel, avocate, Ernst&Young Montpellier.

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