Législatives, 8e circonscription : que pensent vos candidats de la réforme des institutions ?

Voici les avis et positionnements concernant la réforme des institutions de certains candidats sur la 8e circonscription.

Plusieurs thèmes ont été soulevés par certains candidats, jugeant le sujet important à développer. Nous avons posé les mêmes questions aux candidats avec qui nous avons pu entrer en contact. Voici un retour des avis de ce qui nous ont répondu sur la réforme des institutions.

Sylvain Carrière, Nupes

“La Vème République mise en place en 1958 est arrivée à bout de souffle. Elle ne répond plus aux aspirations populaires ni aux exigences fondamentales d’organisation d’une société démocratique. Cela s’est traduit par une abstention record lors de précédentes élections. Les Françaises et les Français fuient les urnes car ne se sentent plus écoutés.
Il est temps d’en finir avec la monarchie présidentielle et passer à la 6ème République. Nous devons rendre le pouvoir au peuple, le remettre au cœur de la vie politique. Pour cela, nous souhaitons défendre la commune comme l’échelon de base de la démocratie et de la citoyenneté. Quoi de mieux que le local et le terrain pour garder cette proximité et cette écoute ?
Rendre la parole aux citoyennes et citoyens, les faire participer à la vie de la cité, feront partis des priorités absolues des 5 prochaines années. Pour cela, nous mettrons également en place le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) pour pouvoir révoquer des élus (à partir du tiers du mandat et avant la dernière année en recueillant 5% du corps électoral, soit environ 2 millions de personnes), proposer ou abroger une loi et modifier la Constitution et nous reconnaitrons le vote blanc lors des élections. Une fois la nouvelle Constitution rédigée, elle sera soumise au peuple par référendum.
Faire de la politique autrement, démanteler le présidentialisme et ‘reparlementariser’ la politique de notre pays pour entrainer le peuple. Voilà le sens de cette Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale.”

Stanislas Thiry, Union centriste

  • Mettre fin à l’hyper présidence en inversant le calendrier électoral
  • Revenir au septennat renouvelable une fois
  • Travailler sur le statut de l’élu local
  • Revoir le millefeuille politique en créant le conseiller territorial échelon entre le département et la région
  • Réfléchir à la prise en compte du vote blanc
  • Instituer une journée de l’éducation civique visant à rappeler les fondamentaux de la république, les droits et devoirs
  • Donner un rôle légal et reconnu au suppléant du député pour optimiser le travail, faire des économies et avoir un meilleur bilan carbone (limiter les a/r Paris -circonscription)

Cédric Delapierre, Rassemblement national

“Je suis clairement favorable, comme Marine Le Pen, à l’instauration du scrutin proportionnel pour 2/3 des députés et laisser le Parlement décider de comment devrait être élu pour le dernier tiers. Cette proposition est juste car il est aujourd’hui intolérable que la principale force d’opposition nationale (Le Rassemblement National) à Emmanuel Macron ne soit représentée que par sept députés !

A titre personnel, je souhaite enfin que l’Etat augmente les dotations aux institutions locales, aux départements et aux communes notamment. Si l’Etat se désengage des territoires, qu’il donne aux élus les moyens d’agir à sa place ! Il faut faire confiance aux élus qui, eux, connaissent la vie de leurs concitoyens.”

Thomas Garnier, Lutte Ouvrière

  • “Ça concerne les institutionnels. Ça ne change rien au sort des travailleurs.
  • Que ce soit tous les 5 ans ou tous les 7 ans, ça ne fait pas de différence. Ce sont toujours des politiciens professionnels qui se succèdent pendant que les hauts fonctionnaires, les administrateurs restent en place. Leur politique ? C’est invariablement celle des riches capitalistes.
  • Nous nous présentons précisément pour ça. Mes intérêts sont ceux de ma classe, ceux de mon camp : celui des travailleurs.
  • Des travailleurs au pouvoir, exercé collectivement, feraient des choix au service des travailleurs. Parce qu’ils partagent la même condition et connaissent leurs besoins. Parce que ce sont eux qui font fonctionner la société et qu’ils en connaissent précisément les points forts et les défauts. S’ils ont un fil à la patte, c’est celui qui les relie à leurs collègues de travail. C’est à nous de diriger !”

Franck Sylvestre, Reconquête

“A l’heure ou le déclassement continue de faire des ravages auprès de nous tous, les institutions et la puissance de l’état ne sont pas en reste. Il faut redonner du sens à l’action de l’État
La grande question est : Comment baisser la dépense publique de l’état tout en augmentant son efficacité ?
• Faciliter la vie des citoyens et des entreprises en créant un Haut-Commissariat à la simplification administrative directement rattaché au Président de la République
• Conserver une haute fonction publique au service de l’intérêt général en rétablissant les corps préfectoral et diplomatique supprimés dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique initiée en 2021
• Restaurer l’égalité entre fonctionnaires et salariés du secteur privé en revenant aux trois jours de carence pour les arrêts maladie des agents de la fonction publique
• Rapprocher les régions des citoyens et réduire le nombre d’élus locaux en rétablissant le conseiller territorial (siégeant à la fois au conseil départemental et au conseil régional) sur le modèle de la réforme de 2010
• Réaffirmer le rôle premier des communes et de l’État en redistribuant à leur profit certaines compétences des intercommunalités, des départements et des régions et en stoppant définitivement le transfert obligatoire de compétences vers les divers groupements intercommunaux
• Redonner un ancrage local aux parlementaires en autorisant à nouveau les maires à exercer un mandat parlementaire
• Renforcer le temps parlementaire consacré à l’évaluation des politiques publiques, ainsi plus aucune loi ne sera votée sans étude d’impact avec l’appui de la Cour des comptes.”

Colette Viallard, les Patriotes

“Les Patriotes œuvrent pour une nouvelle démocratie, dans laquelle le peuple ne sera plus méprisé mais appelé à s’exprimer régulièrement par référendum, y compris d’initiative populaire. Le mode de scrutin proportionnel sera généralisé pour permettre à tous les courants d’idées d’être représentés. Les institutions seront dépoussiérées : utilisation des nouvelles technologies pour dialoguer directement avec les citoyens, réduction du nombre d’élus rémunérés, suppression du Sénat, des Conseils économiques, sociaux et environnementaux, des Conseils régionaux, revalorisation de ces espaces de démocratie vivante de proximité que sont les communes et du rôle du maire. Les Patriotes, lassés par le gaspillage de l’argent du contribuable, prônent une politique budgétaire responsable où chaque dépense publique sera évaluée de façon rigoureuse à tous les niveaux de l’administration.”

Nathalie Lefeuvre-Roumanos, les Républicains

“En 2017, Emmanuel Macron a échoué à faire adopter son projet initial de réforme des institutions, lequel prévoyait des mesures ayant pour effet d’affaiblir le rôle du Parlement, par la réduction du nombre des parlementaires, l’abandon d’une nouvelle lecture après l’échec d’une commission mixte paritaire et la limitation du droit d’amendement.
Compte tenu de ce précédent, lors de la campagne présidentielle de cette année, Emmanuel Macron a fait part de son intention de constituer une commission transpartisane, avec pour mission de s’exprimer sur les voies et moyens d’améliorer nos institutions, avant de proposer un projet de Loi sur le sujet. Dans ce cadre, nous sommes favorables à un renforcement du rôle du Parlement et de ses pouvoirs de contrôle.
Nous sommes prêts à discuter du retour au septennat pour la durée du mandat du Président de la République, accompagné d’élections législatives de mi-mandat. Ces élections intermédiaires pourraient avoir pour avantage d’inciter le Président de la République à faire en sorte que le Premier ministre applique les réformes pour lesquelles il a été élu afin d’éviter de perdre sa majorité.
En revanche, nous sommes défavorables à l’introduction d’une proportionnelle intégrale qui va à l’encontre de nos convictions gaullistes. En effet, ce système génère un risque de paralysie si aucun consensus n’est trouvé entre les différents courants politiques. En outre, en l’absence de majorité à l’Assemblée, ce modèle nécessite, pour que les réformes puissent être adoptées, que des partis politiques forment des coalitions. Ces accords, qui peuvent être considérés comme sains, dans leur principe, sont, cependant, conclus, postérieurement aux campagnes électorales, sans que les citoyens aient pu se prononcer à leur égard. Ces combinaisons, nécessaires pour former une majorité de gouvernement entre partis risque donc d’être mal comprises et d’éloigner encore davantage les électeurs de leurs représentants, dans un contexte démocratique déjà dégradé.”

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