Affaire Omar Raddad : rebondissement lié à des traces ADN relevées sur l'inscription "Omar m'a tuer"

Une affaire criminelle vieille de trente ans surgit dans l'actualité : celle du meurtre de Ghislaine Marchal en 1991 à Mougins. La cause : des empreintes ADN découvertes sur l'inscription "Omar m'a tuer".

Rappel des faits

Le 23 juin 1991, Ghislaine Marchal, veuve aisée d’un équipementier automobile, âgée de 65 ans, avait été retrouvée morte dans la cave de sa propriété, après avoir été longuement torturée. Son jardinier marocain Omar Raddad avait été incriminé par l’inscription “Omar m’a tuer”, que la victime aurait soi-disant écrite elle-même avec son sang. Condamné en 1994 à dix-huit années de réclusion sans pouvoir faire appel, Omar Raddad avait effectué une peine de sept ans, avant d’être partiellement gracié par le président Chirac. Une grâce qui n’innocentait en rien Omar Raddad.

Plusieurs choses avaient semé le doute dans l’esprit de nombreuses personnes à l’époque : tout d’abord l’orthographe fautive de cette phrase, de la part d’une femme qui maîtrisait parfaitement le français ; et l’absence de mobile, le jardinier et son épouse ayant été invités par la veuve à vivre avec elle sur sa propriété, et s’entendant parfaitement bien avec elle. Des intellectuels comme Jean d’Ormesson et l’académicien Jean Marie Rouart, qui a rédigé un ouvrage sur cette affaire, s’étaient élevés contre la condamnation d’Omar Raddad, qui était selon eux innocent du crime dont il était accusé.

Des analyses génétiques parlantes

Ces nouvelles analyses des traces ADN relevées en 2015 remettent en cause la culpabilité d’Omar Raddad, affirme son avocate, qui déposera jeudi une requête en révision de son procès au palais de justice de Paris. Il s’agirait d’une trentaine de traces d’un ADN complet masculin contenues dans l’une des inscriptions “Omar m’a tuer” réalisées avec le sang de la victime. Cet ADN n’est ni celui de la victime, ni celui d’Omar Raddad, ce qui signifie qu’une autre personne était sur les lieux. Un homme qui aurait cherché à incriminer le jardinier pour éloigner les soupçons.

Ce matin sur France Info, un expert a indiqué qu’il s’agirait de l’ADN d’un homme fiché par les services de police. Cette information reste à vérifier.

L’existence de ce rapport était connue depuis 2019, mais son contenu n’avait pas été communiqué jusqu’à présent. «La vérité sur l’innocence d’Omar Raddad sera reconnue, c’est notre intime conviction», indique la défense d’Omar Raddad dans un communiqué.

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