Sète : mise à l'eau du bateau Demain c'est loin

Reportage

Nicolas Rouger a mis à l’eau son Imoca 60 pieds, prénommé ‘Demain c’est loin’ dans le port de Sète. Ce bateau, taillé pour le Vendée Globe, Nicolas souhaite le faire participer aux plus grandes courses à la voile.

Émotion et léger stress au moment de la mise à l’eau du bateau de 10 tonnes : 18,28m de long, 5,5m de large et 4,5m de tirant d’eau. Ce jeudi après-midi, l’équipe est là, tout comme les soutiens, partenaires et les professionnels. Pour Nicolas Rouger, « ‘Demain c’est loin’ est un nom auquel beaucoup peuvent s’identifier. Ce côté culture urbaine (‘Demain c’est loin’ est un titre de IAM) est associé à l’art, car Hervé Di Rosa a réalisé le logo que l’on voit à l’avant du bateau de chaque côté, dont je suis très fier » déclare le navigateur, qui a appris à naviguer sur l’étang de Thau, dès ses 5 ans, à la base du Barrou.

Une œuvre d’art finance le projet

C’est la première fois qu’une œuvre d’art va permettre de financer un tel projet. Hervé Di Rosa « va peindre la grande voile. On va ensuite découper la toile en morceau de 1m². Les personnes achètent cette toile, une œuvre de Di Rosa et on met leur logo sur la coque du bateau, ce qui permet le financement du projet. En réalité, la toile peinte ne sera pas sur le bateau pour les courses, elle est en coton, trop lourde et ce serait trop risqué. Cette toile-là sera conservée pendant 3 ans au Musée Paul Valéry. En revanche, au retour, la vraie voile sera elle aussi découpée et on collera les morceaux de l’œuvre de Di Rosa sur les morceaux de voile », détaille le skipper.

La quille actuelle du bateau n’est pas valable pour le Vendée Globe. Elle aussi a été décorée par un artiste, Tony, « un artiste sétois dont j’aime beaucoup le travail. Je lui ai dit de s’amuser avec le support. Il y a des personnages, dont Georges Brassens dessus » explique Nicolas Rouger. Cette quille servira pour les entraînements et sera peut-être ensuite vendue aux enchères.

Un projet pour transmettre aux enfants

« C’est une belle histoire que l’on veut raconter, une histoire inédite, une aventure, un rêve, que l’on veut partager. Avec l’élue à l’éducation de la ville, Corinne Azaïs, et l’inspectrice d’académie, nous avons mis en place un projet : du CP au CM2, un programme pour tous les enfants va être mis en place autour de ce projet. Chaque enseignant va le traiter comme il le souhaite : autour de l’art, de la géographique, de la musique, des paroles, de l’écologie, la navigation, la notion de défi. J’apporte mon bateau à la ville comme un outil. Ils s’en sont saisis » détaille le navigateur.

4,5 millions d’euros

Nicolas Rouger parle avec son cœur : « nous avons vendu des toiles, on cherche des mécènes, des sponsors. Le projet pour aller jusqu’au Vendée Globe, c’est plus de 4,5 millions d’euros : le bateau, les équipes, la communication, tout est très cher. Un jeu de voile coûte 250 000€, un changement de quille, c’est 200 000€. Il nous manque une grosse part du budget. J’avance en ayant fait un prêt. Arnaud Risser du LCL m’a suivi. Il nous manque des gens pour continuer, mais quoiqu’il arrive, j’irai au bout. L’histoire n’est belle que si elle est partagée : il faut que les gens viennent et que ce soit sincère. J’ai prévu de reverser une partie à l’association Espace Renaissance, ils font des maisons d’accueil pour des enfants qui sont battus, violés. Ces maisons permettent aux enfants de rencontrer les psychologues et professionnels non plus au commissariat, mais dans un cadre moins traumatisant. L’idée c’est qu’ils puissent acheter le foncier grâce à notre participation. »
Les premiers partenaires sont notamment Hexis, Yacht Wrapping, Soreco, Terrasses en Ville, la société Boyer, le LCL, Thierry Julienne, le groupe Jeanneau.

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