Occitanie : 6 milliards d'euros d’investissements pour la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan

Le 22 janvier dernier, le Premier ministre Jean Castex était en déplacement dans l’Aude pour discuter avec les principaux acteurs de la Région Occitanie du développement du rail.

Avec la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, le maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse, et l’ensemble des collectivités partenaires, il a apposé la signature du gouvernement sur le protocole d’intention de financement pour la réalisation de la première phase de la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. Ce premier tronçon, Montpellier-Béziers, sur lequel l’ensemble des collectivités et l’Etat se sont engagés, est long de 52 km et doit voir le jour en 2034.

Un projet dépoussiéré

Lancé en 1991, ce projet d’aménagement ferroviaire à grande vitesse a pour objectif de désengorger les lignes quotidiennes et permettre aux usagers de rejoindre Perpignan à Paris en 4h20, contre 5h10 aujourd’hui. Pour la préfecture de la région Occitanie, ce chantier d’intérêt public vise à rééquilibrer le territoire français : “60% des Français à plus de quatre heures de Paris en train sont des Occitans”, signale un communiqué.

Embourbé dans les méandres politiques, le dossier avançait au ralenti depuis trente ans. Persuadée du caractère essentiel de ce chantier, la Région a mené un grand travail au cours des derniers mois. Un investissement qui s’est effectué en parallèle de la prise de conscience du Gouvernement, qui a réalisé qu’une telle connexion renforcerait la place du pays dans le sud de l’Europe. En effet, l’achèvement de cet itinéraire entre Montpellier et Perpignan permettrait de terminer le tracé d’une ligne à grande vitesse qui doit relier l’Italie à l’Espagne, en passant par plusieurs métropoles françaises. 

Pour la Métropole de Montpellier, l’aménagement de ce tronçon couvre plusieurs enjeux : “Cette ligne doit permettre, avec le développement du fret ferroviaire, de réduire sensiblement la circulation des poids lourds sur nos routes et autoroutes et améliorer ainsi la qualité de l’air de notre métropole. Elle favorisera également les mobilités du quotidien en libérant de nombreux sillons pour les TER circulant entre Nîmes et Béziers”.

Un engagement financier

La Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan représentera un coût total de 6,12 milliards d’euros. Le premier tiers de cette enveloppe, soit 2,04 milliards d’euros, sera dédié aux travaux de la première phase Montpellier-Béziers. En septembre 2021, lors du comité de pilotage de la LGV, les acteurs avaient arrêté la répartition suivante : 40% financés par l’État, 20% par des financements européens et 40% par onze collectivités territoriales, à savoir le Conseil régional d’Occitanie, les Départements de l’Aude, de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales, Montpellier Méditerranée Métropole, la Communauté Urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole et les communautés d’agglomération du Grand Narbonne, de Carcassonne, de Béziers Méditerranée, Hérault-Méditerranée et de Sète Agglopole Méditerranée.

Pour le premier tronçon, la Métropole de Montpellier a d’ores et déjà indiqué qu’elle contribuera à hauteur de 3,5% du coût total du projet, soit 85,5 millions d’euros. Avec l’ensemble des partenaires, elle s’est engagée à financer par réciprocité une part équivalente de la phase 2 “Béziers-Perpignan”, prévue à l’horizon 2040. 

Soutenir les petites lignes

Lors de son déplacement dans l’Aude, le Premier ministre a signé un autre protocole d’accord d’un montant de 800 millions d’euros pour soutenir 15 petites lignes occitanes. Signée pour la période 2020-2028, cette convention vise à montrer l’engagement de l’Etat dans la sauvegarde des lignes de desserte fine et l’accessibilité des zones péri-urbaines et rurales.

Dans son communiqué, la préfecture de la Région Occitanie détaille que le financement de la pérennisation de ces quinze lignes se fera de la manière suivante :

  • les lignes Foix-Latour-de-Carol et Brive-Rodez seront financées à 100% par SNCF Réseau
  • les lignes Montréjeau-Luchon et Alès-Bessèges seront gérées par la Région
  • les 11 autres lignes seront financées à 66,5% par la Région et 33,5% par l’État.
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Commentaires

  1. Un tout petit mot sur les arguments des opposants au tracé choisi aurait donné à cet article le minimum d’objectivité qu’il lui manque et que l’on attendrait d’un organe de presse tel que le vôtre. Dommage pour Hérault tribune.

    1. Bonjour monsieur
      Deux autres articles publiés sur Hérault Tribune ces derniers jours évoquent les oppositions au tracé de la LGV, car la rédaction veille à livrer les différents points de vue. Vous les trouverez ci-dessous :

      https://www.herault-tribune.com/articles/bassin-de-thau-lassociation-alt-veut-mobiliser-les-citoyens-a-participer-a-lenquete-sur-la-lgv/
      https://www.herault-tribune.com/articles/sete-manifestation-ce-dimanche-matin-contre-le-trace-de-la-ligne-tgv/

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